Bon pour la santé, le vélo à Bruxelles ?

Plusieurs d’entre nous sommes devenus sédentaires, devant un ordinateur, toute la journée, au bureau. Aller au travail à vélo nous maintient en forme. Ou du moins c’est ce que nous aimerions croire. Mais est-ce vraiment le cas à Bruxelles ?

Une étude belge révèle que l’exposition à la pollution de l’air est beaucoup plus élevée que les précédentes recherches scientifiques n’avaient pu le montrer. Ainsi, les cyclistes inhaleraient 4 à 9 fois plus de particules fines que les automobilistes. En effet, les cyclistes et les automobilistes sont tous les deux exposés à la même pollution. Le désavantage de la personne à vélo est qu’elle respire plus vite et plus profondément dans le trafic. Celui de l’automobiliste est qu’il ne fait pas de sport.

Provélo, une organisation de promotion du vélo, conseille donc aux cyclistes de rouler tranquillement, de respirer par le nez (qui possède un filtre naturel) et d’adapter au maximum son itinéraire pour éviter les rues très fréquentées…

Dans le même ordre d’idée, l’étude SHAPES recommande que les pistes cyclables soient développées loin des routes fréquentées mais surtout que la pollution liée à la circulation soit drastiquement réduite. Les politiques publiques doivent être mises en place pour minimiser ces risques (et leurs coûts associés) et optimiser les avantages pour la santé.

Quoiqu’il arrive, si plus de gens se déplacent à vélo, la congestion routière et la pollution de l’air liée à la circulation diminueront puisque le cyclisme requiert peu de place sur la route et est un mode de transport non polluant. A ce propos, il existe à Bruxelles les évènements « masse critique », tous les derniers vendredis du mois, qui promeuvent l’usage du vélo en ville.

Vélo/Fietsen/Cycling